CR – Stage BSB, Dijon – 11 et 12 mars 2017

Seul(e), ensemble pour une ouverture plus grande sur la Voie de l’arc

En tant que Mudan, la 1ère journée de stage du samedi fut une entrée timide sur shajo pourtant à domicile, impressionnée par la présence de 25 kyudokas réunis là, en quête de savoir technique.

La timidité a rapidement laissé place au respect pendant le salut, en imaginant secrètement le nombre de flèches tiré par chacun et surtout avec quel sentiment !

Je dois dire que le Rei a induit naturellement, une envie de profiter de toutes les expériences présentes, offertes durant ce stage dijonnais.

Rappel en début de stage ; ne pas se focaliser sur le Hanare ; ne pas oublier l’importance de chaque mouvement de l’hassetsu, de toute la préparation du tir en amont, mettre en place le sharei, pour affiner la phase Hikiwake, thème technique choisi.

Bien que Mudan, ou chaque mouvement demandé reste encore énigmatique, je m’aperçois que ce mystère est partagé à l’ensemble des kyudokas présents, et ce sans distinction de grades. Les questions fusent et les essais se multiplient pour tous pendant ce stage.

Le besoin de compréhension est fort ; les muscles du dos sollicités dans une contraction plutôt faible, pour une ouverture sans force, placer Daisan, accueillir la tension de l’arc.

La valeur du kyudo ne réside certainement pas dans la compréhension des gestes mais plutôt dans le ressenti de chacun, au fur et à mesure de ses nombreux tirs effectués, guidé, corrigé par un senseï.

Dans une recherche constante du placement du corps juste, par une harmonie corporelle installée, la cible atteinte n’est que conséquence et non but !

Ce stage a réellement mise en évidence la nécessité de la répétition des gestes avec une correction corporelle bienveillante des shogos. Plus qu’une simple observation, un véritable accompagnement sur la Voie de l’arc.

Seule devant la mato dans une énergie commune ressentie, lors du tir en sharei, ensemble nous tirons. Ce partage de ressentis et de valeurs ne peut qu’entraîner l’archer vers une posture harmonieuse et douce.

Le rappel de l’importance de la position du gant lors de la phase Hikiwake des shogos, les conseils d’autres kyudokas ont renforcé le sentiment d’appartenance à un groupe, plus fort que le regard sur les grades, voire sur la tenue non réglementaire ce jour-là pour ma part.

Merci pour l’investissement personnel à la pratique, bienveillance collective de l’ensemble des participants, arrivée en Mudan timide, je repars en Mudan conquise.

Merci à tous, pour avoir renforcé mon intérêt sincère à la pratique du kyudo, pour sa philosophie, ses archers, ses concepts demandant parfois réflexion : poignets souples, tirer avec les coudes, omoplates, lever l’arc sans les mains …..L’avantage du Mudan lors de ces stages; exempt de repères, d’habitudes, assoiffée de solutions, donc naturellement, dans l’acceptation de la technique proposée, sans jugement, ni à priori offrant sans conteste une grande ouverture à l’apprentissage.

J’espère, à la suite de ce premier stage, conserver cet état d’esprit de Mudan pour évoluer sur la Voie de l’arc avec un regard de débutant chaque jour, pour que rien ne me paraisse acquis, juste apprendre et partager.

Delphine Waniusiow (Mudan = 06 mois de pratique)

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