Examen de Kyudo au japon

Stéphane Louise (4ème dan) nous livre un récit ponctué d’humour et regorgeant d’informations sur la culture japonaise en général et l’aventure que peut représenter en particulier un passage de Grade au pays du Soleil Levant. Les 7 chapitres qui rythment cette journée pleine d’émotions, de réflexions de doutes et de joies valent le voyage ! Stéphane fait montre d’une grande humilité face à l’épreuve et avec une grande curiosite nous régale sur des aspects précis du Kyudo au Japon.


Je vous laisse lire ici les premières lignes et je vous invite à télécharger le texte complet à la fin de cet article.

Pour la dixième fois ou plus en deux jours, je me dis que j’aurais vraiment dû partir un jour plus tôt. En effet, c’est le soleil qui avait fini par me réveiller le matin même dans ma chambre d’hôtel au cœur du quartier de Tenman à Osaka : je n’avais pas entendu mon réveil, trop fatigué par le décalage horaire et par le coup de froid de la veille. J’avais quitté l’hôtel en trombe, un quart d’heure plus tôt, sans déjeuner, sac sur l’épaule et arc à la main, en déposant au passage mes clefs sous le regard ébahi des filles de la réception.

osakaHeureusement, le soleil brille aujourd’hui sans partage, dans un ciel lavé de toute impureté par les pluies diluviennes de la veille au matin. Mais le rendez-vous est à 9h, et on ne plaisante pas avec l’heure au Japon. Résigné, je sors du train. En jetant un coup d’œil à la jeune femme en keikogi et hakama à quelques mètres de moi, portant son arc à la main, je tente de me consoler en me disant que si je dois être en retard, au moins je ne serai probablement pas le seul.

J’en profite pour aller m’acheter quelque chose à manger à la boutique qui se trouve sur le quai. « 8h 55, ça va être très juste ! ». Heureusement que le train suivant est bientôt là. 8h 57, arrêt suivant, gare de Osakajô kôen-mae, je sors du train et je gravis les marches menant à la sortie côté parc, quatre à quatre. Je sais où aller car j’étais venu faire un bref entraînement la veille. Dépassant les touristes et les promeneurs matinaux du dimanche, j’arrive bientôt à l’entrée du dôjô où une foule de scolaires en keikogi est déjà en train de préparer son matériel. Je suis juste à l’heure !

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