Le 1er des devoirs en Kyudo, c’est vouloir.

C’est cet angle original que Michel DUPONT, renshi 5e dan ANKF, assisté de Nicolas LADRON de GUEVARRA, 5e Dan ANKF, a abordé ce stage fédéral réservé au 3e, 4e et 5e Dan ANKF qui s’est déroulé le 26-27 novembre 2011 au gymnase REUILLY du 12e arrondissement de Paris.

Le ton du stage fut annoncé avec un très beau Yawatashi exécuté par Michel DUPONT avec pour premier assistant (Daiichi Kaizoe) YUMI MINAMINAKA 5è dan et 2e assistant (Daini Kaizoe), NADINE MEYER 4è dan

Ce Yawatashi a été l’occasion de rappeler un des autres thèmes abordés lors de ce stage, à savoir Hikiwake. La démonstration parle d’elle-même : précision de la posture et justesse des gestes remplaçant la lenteur par la présence. L’image de Michel : « un kyudojin, c’est un plongeur d’acapulco. »

Le Shin Gyo So est considéré comme un outil, une échelle de progression pour se situer sur sa voie et à se remettre en question, car c’est un devoir que de vouloir changer et progresser. Le bref commentaire qui suivit, à la fois imagé et auto-critique, rappelle la nécessité d’avoir à chaque instant un regard objectif et sincère sur son propre SHAHIN SHAKAKU. La matinée se termina par des taichi de 4 flèches que la matinée se termina. C’est aussi, avec humour, que Michel se caractérise comme Renshi- Shin, car le Shin, c’est la base, le fondement, avant le Gyo, le mouvement.

L’après-midi commença par une démonstration du travail à fournir lors du tir. À travers les commentaires imagés et critiques de son tir, Michel nous livra sa méthode de travail : une constante analyse de son tir, un travail régulier, une expérimentation de chaque instant, la mise en place et la compréhension des mécanismes conduisant à une technique telle que décrite par le Kyudo Manuel, car, comme nous l’a rappelé Nicolas, les images de Michel ne sont que le reflet vécu de son tir, construit à partir des postures de bases. Et il est vrai que par moment, on aurait pu croire lors de sa prestation à un Kyudo Manuel animé.

[one_third][/one_third][one_third][/one_third][one_third_last][/one_third_last]

Cette journée bien chargée se termina par un tir de cérémonie effectuée par Michel DUPONT, Yumi MINAMINAKA et David TA. Ce choix s’explique par le fait que le soir même, ils étaient amenés a effectuer une démonstration à la Nuit des Arts Martiaux Traditionnels.

Après avoir chargé le camion et organisé la voiture, nos kyudojins repèrent les lieux pendant que l’équipe de logistique montait en toute hâte l’Azushi : le tir de cérémonie ouvrait le festival.

Lorsque les kyudojin entrèrent sur les tatamis, un murmure, puis lors du salut, le silence. Le rythme, la posture et l’harmonie qui se dégagea montrèrent une attitude digne et noble bien qu’une seule flèche atteignit la mato. Les autres flèches étaient toutes regroupées à droite … dans un mouchoir de poche. Et c’est sous les applaudissements qu’ils quittèrent le devant de la scène. C’est dans la pénombre, que le démontage de l’azuchi s’effectua. Il fallait préparer le camion afin de ramener le matériel pour le lendemain.

La deuxième journée commença par un tir de cérémonie effectué par Nicolas LADRON de GUEVARRA, Bruno Lenrouilly et Gaëtan Bousigué

La matinée
Le rythme, déjà soutenu du stage, s’accentua l’après-midi. Nous tirions flèche par flèche sur les 6 matos mises à notre disposition, sous le regard à la fois avisé et aiguisé de Michel et Nicolas, les critiques étaient nombreuses, mais toujours justifiés et quelques soit le niveau du pratiquant, chacun les accepta, se corrigea et cherchait à trouver ce petit plus, ce quelques choses qui faisait que ça n’allait pas, que le tir n’était pas encore accompli. Il fallait continuer à dégrossir, encore et encore…

Un travail sur le kaï (Hiiiii Yééééé) permet de vérifier le tracé dessiné par le gant entre le Kaï et le Zanshin.
C’est vers la fin de la journée, là où les muscles ne répondent plus, et la fatigue omniprésente, sous l’œil critique et bienveillant de Michel que s’instaura petit à petit un rythme, une émulation puis une ambiance amicale et sérieuse, un de ses moments de perfectionnement individuel de son tir, mais dans le contexte d’un groupe, ce qui me laisse écrire que ce ne sont pas les 29 participants qui ont fait de ce stage une réussite, mais mes les 29 amis qui étaient présents pour tirer quelques flèches.

Le rythme soutenu, le travail omniprésent d’Ikiwake , la recherche du « Tenuchi parfait » eurent raison de mon arc qui rendit l’âme. J’en profite pour un petit message personnel à Michel. Si tes stages sont tous aussi intenses, je ne suis pas certain que les fabricants d’arc pourront suivre …
En tout cas un grand merci pour ce moment !!

Marc Bertin

Recommended Posts
Contactez-nous

Vous pouvez nous laisser un message et nous vous répondrons au plus vite

Not readable? Change text. captcha txt