CR – Stage FKT Montreuil 2012

Stage FKT, 24/25 novembre 2012, Montreuil (93), encadré par Michel DUPONT Sensei, Renshi et Nicolas LADRON DE GUEVARA Sensei, Renshi.

Un stage au cœur de l’automne humide, deux jours sans voir le jour ou presque…
Chacun sait ce qu’il va se passer, comment sera organisé le temps, chacun sait qui il va rencontrer, comment il faudra se ranger mais chacun sait aussi qu’il y aura des découvertes, des déconvenues, des trouvailles et surtout beaucoup de plaisir.

Kaikaishiki (ouverture officielle du stage) pour ensemble envisager la pratique

Yawatashi réalisé par Nicolas Ladron de Guevara Sensei assisté de Michiko Iwata, dai ichi kaizoe et de Bruno Lenrouilly, dai ni kaizoe pour ensemble trouver la respiration et l’inspiration

Ite Gyosha pour ensemble tirer deux premières flèches et montrer le tir de chacun

La pratique enfin pour entraîner encore et encore…

Le thème du stage : l’importance de l’entraînement intensif (Yakazu Geiko)

Nicolas Ladron de Guevara Sensei nous propose la lecture d’un texte.
« La seule manière de développer votre moi profond c’est l’entraînement constant dans la forme extérieure du kyudo, l’acte physique de tirer. On ne peut trop insister sur le fait que la pure essence du kyudo ne va pas se révéler d’elle­même spontanément si vous l’attendez assis sans rien faire. C’est plutôt avec une volonté farouche, déterminée et inflexible, comme si votre vie en dépendait que vous devez tirer et tirer jusqu’au­delà des limites de votre endurance physique et mentale, dans un effort pour purifier votre esprit et découvrir la Voie. »

Les tirs se succèdent et les corrections, les encouragements, les remarques.

Une volonté farouche, comment faire ? En observant.

Nos Sensei déploient une énergie « farouche » pour nous corriger, nous redresser, nous aguerrir… L’expression d’une force et d’une détermination qui souvent nous manquent…

« Murakami Hanshi répète toujours que dans le Kai, vous devez vous consacrer entièrement et absolument à Nobiai, à l’exclusion de tout autre chose, jusqu’à ce que soit vous cassiez, soit l’arc casse. Il signifie par là que vous devez rejeter tous vos doutes et soucis insignifiants pour vous plonger courageusement dans l’acte de tirer. »

Des points sont expliqués, réexpliqués et soulignés pour graver dans nos mémoires mais surtout dans nos mouvements leur importance.

Rétroversion du bassin, c’est la position qu’il faut conserver pour garder la noblesse de la posture tout au long du tir

45°. 45°, c’est l’angle des bras en terminant Uchiokoshi avec la mato en visée dans le pli du coude

Ouverture, c’est la condition indispensable pour que le tir s’effectue

Lâcher la main droite, c’est accepter, faire confiance, pour que la force soit libérée autrement.

Entretenir son corps, grossir, maigrir, se renforcer, entretenir son corps.

Pour nous faire comprendre, nos sensei utilisent des images. En Kai, Michel Dupont Sensei retient l’image d’une eau agitée qui doit se calmer avant le lâcher. Il prend une boîte métallique, elle représente le corps de l’archer, solide, rigide, qui ne bouge pas. L’eau qu’il verse dans la boîte, c’est Hikiwake. L’eau est agitée et il faut attendre, attendre encore pour qu’elle se calme enfin, une pichenette dans l’eau, c’est le lâcher…

Dimanche, Yawatashi sous forme de Mochi­mato Za­sharei réunissant des anciens, Bruno Lenrouilly et Gaëtan Bousigué, encadrant des plus jeunes, David Ta, Paul­Henri Bleu et Takeji Naigeon, belle image, moment suspendu…

Participer à un stage «3, 4, 5 », c’est comme aller à une réunion de famille en province. On y rencontrera de lointains cousins que l’on connaît à peine, leur nom, leur grade et ce qu’ils montrent à voir quand ils tirent.

« Quand on tire, on vient déposer une plainte. » dit Michel Dupont Sensei.

Au repas, on évoquera d’autres stages. Les plus anciens se souviendront des séminaires de Gif ­sur­ Yvette, de Louvain où il faisait si chaud, de La Haye et de Bourges bien sûr. Paris 2012 est encore dans toutes les têtes.

Ce qui réunit ces gens, c’est le kyudo, ils sont intarissables et c’est pour cela qu’ils ne parlent de rien d’autre ou presque…

De la petite valise rapportée du stage s’échappent des images, celle d’une main qui se referme sur un Tenouchi afin de signifier que Shokon ne doit pas se décoller de la poignée, celle d’un léger tapotement sur un coude droit qui vient faciliter la conscience qu’une ouverture plus grande est possible…

Dans la petite valise rapportée du stage résonnent des mots « Attends, attends, attends ! Léger et rapide ! » accompagnant nos Kai, « une volonté farouche, une volonté farouche ! »

Merci Sensei

Michel et Nicolas tiennent sincèrement à remercier Bruno, Michiko et son équipe pour l’accueil et l’organisation de ce stage. En espérant que celui­ci soit reconduit les années suivante.


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