CR – Stage d’Initiation 2013

Le stage d’initiation de Kyudo organisé par la FKT s’est déroulé dans la continuité des années précédentes au sein du Centre la Falaise Verte.Cette année ce sont 12 personnes qui se lancèrent dans l’aventure. Pour certaines, novices dans le monde des arts martiaux et pour d’autres déjà engagées dans une pratique telle que l’Aïkido ou le Chi Kong. Ce stage a également offert, en plus de l’initiation au Kyudo, une expérience de Zazen dans le Zendo nouvellement construit.
Le stage a été cette année encadré par Thierry Guillemain d’Echon Renshi, Loïc Kérisit , Robert Roesener et Yves Guezet qui a débuté en 2005 par ce même stage d’initiation.

L’objectif du stage était bien la découverte de la pratique du Kyudo dans un Kyudojo traditionnel. Une espace idéal pour s’initier à cette pratique. Et rapidement l’objectif est devenu celui de tirer une flèche. Le chemin pour y arriver pouvait sembler loin pour certains des pratiquants mais l’énergie du groupe et sa cohésion, face au flux d’informations et aux difficultés qui ont émergé, a contribué au succès de chacun.

Le stage s’est déroulé autour de la découverte progressive des fondamentaux du Kyudo illustrés par un tir de cérémonie réalisé par l’encadrement le matin. L’alternance d’un travail sur le Taihai et sur les Hassetsu a permis une construction progressive du tir tout en s’intégrant dans le rythme et l’harmonie que suscite un Sharei. Bien entendu le passage du Gomu Yumi à l’arc réel en y ajoutant ensuite le gant augmenta encore la difficulté. Mais le groupe a su s’y adapter rapidement, parfois trop et l’élan fut parfois ralenti par les instructeurs.

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Si le tout début du stage avec un débit d’information réduit faisait que chaque pratiquant était encore « frais » le soir, le tour de table du second jour révéla une certaine fatigue qu’une satisfaction personnelle allait gommer rapidement « j’ai l’impression que l’arc fait partie de moi … ». D’ailleurs d’un avis commun, peut-être que le Kyudo serait plus simple à comprendre sans tous ces mots japonais, et à ce sujet l’idée d’un lexique pour ce stage a émergé. Cela ferait un bon guide pour comprendre parfois ce que l’enseignant peut expliquer même si il donne la signification de ces mots peu habituels…

P1020410 L’arrivée de la Makiwara le 3ème jour permit à l’ensemble des pratiquants de se rapprocher du but avec la difficulté majeure de « poser ses respirations sur les gestes, avec l’arc, le gant et la flèche ça devient difficile … ». Mais le soir même tout le monde put se rejoindre devant une source « d’inspiration » que sont les tirs de Hanshi. Le tournoi visionné dans le réfectoire put aider chacun à rapprocher sa découverte du Kyudo de la maitrise des maîtres japonais.
Le lendemain pour tout le monde c’était le jour de sa « première flèche ». Un instant de pleine concentration qui libéra le désir de ce premier lâcher pour laisser place à la répétition … D’ailleurs pour la courageuse benjamine du groupe ce lâcher n’a laissé qu’une trace relative « je me souviens pas avoir tiré mais avoir vu la flèche dans la cible » … Ce qui ressortit du constat de la fin de cette journée c’est « agréable surprise, en 3 jours on fait déjà tout ça … » avec un « j’ai plus appris en regardant faire … qu’en faisant ».

Le Kuraidori du jour suivant annonçait la fin du stage avec l’objectif, le moment venu, de montrer au Sensei ce qui avait été enseigné. Après quelques délicates digressions sur le Tsumeai et le Nobiaï, la Makiwara céda sa place à la Mato. L’occasion de « s’envoler » pour certaines flèches et de « chercher » pour certains pratiquants, mais aussi de comprendre la relation à la cible, la place de l’Azuchi et l’indispensable sécurité que le Kyudo nécessite. Cette journée donna à chacun la perception du tir à 28 mètres dans la forme d’un Sharei. L’intervention minime des encadrants indiquait bien que les groupes avaient retenu ce qu’ils devaient faire, ce qui laissa place alors à l’exigence de chacun à faire de son mieux voire plus … « je suis passé par des moments agréables et de paix … ».

A la fin de cette avant dernière journée chacun s’exprima sur cette semaine passée ensemble à apprendre le Kyudo. Ce qui fut marquant c’est l’envie de poursuivre « d’avoir un jour de plus » (ce qui pouvait laisser entendre que l’initiation avait touché son but) et ce message : « j’ai retrouvé les valeurs du Kyudo, beauté, bonté et bienveillance, réalité de la technique par rapport à soi… ».

Le dernier jour fut l’occasion de présenter plus officiellement le travail de chacun, toujours dans cette énergie positive et avec cette volonté de faire du mieux possible. L’occasion pour chaque encadrant de se rappeler d’où il vient et la réalité du chemin à parcourir. Les Sharei présentés furent honorables et empreints de sincérité.
Tous nos remerciements à l’équipe de la Falaise Verte pour leur accueil et l’excellente cuisine, et à Maître Jyoji pour le Zazen du matin, qui rapproche du Kyudo.

Loïc KERISIT

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