CR- Stage et Tournoi BELFORT, 15 et 16 mars 2014

Les 15 et 16 mars s’est déroulé au gymnase Léo LAGRANGE de BELFORT un stage validant avec tournoi homologué le dimanche matin placé
sous la direction d’Erick MOISY Senseï Renshi, assisté de Mireille MOISY.

Pour l’occasion le jin maku a été sorti et la salle a pris une note plus japonaise pour le plus grand plaisir des 22 pratiquants inscrits.
Ainsi les clubs de JARVILLE (KCJ) et St AVOLD(DDB) pour la LORRAINE, de  STRASBOURG (DBS) pour l’ ALSACE ; de BESANÇON (AIRBJ et CATCO)et BELFORT (AIRBJ) pour la FRANCHE COMTE.

Le Yawatashi magnifiquement exécuté par Erick MOISY Senseï secondé par Mireille MOISY (dai ichi kaizoé) et Robert ROESENER  (dai ni kaizoé) recueillit toute l’attention du public de pratiquants.

Intervention ensuite du Senseï qui nous informe de son souhait de voir ce stage axé sur l’esprit du kyudo et la voie de la tradition. Le travail sur la sensation sera également au programme ainsi qu’un travail sur le Taihai (en vue des examens de PARIS).

Cela suppose pour nous dans un premier temps, de reprendre la disposition des mato de manière plus harmonieuse en fonction de leur nombre; de revoir l’espacement entre celles-ci et leur inclinaison par la même occasion ; de vérifier (non sans raison) la distance entre shaï et honza. La tradition en dehors de son aspect philosophique et culturel est aussi une manière précise d’exécuter les actions. Bref toutes ces petites choses, non sans importance, qui font aussi le kyudo comme le ramassage des flèches (yatori) dont j’ai noté dans les stages le peu d’engouement de certains pour cette tâche qu’ils jugent sans doute insignifiante. Sans doute n’est elle pas très importante mais si personne ne va chercher les flèches tirées tout s’arrête! Et la manière de l’exécuter  apporte la sécurité aux exécutants,  la sauvegarde des matériels et un gain de temps !
Le kyudo à ceci de formidable :  c’est un apprentissage continu pour celui qui cultive l’esprit du kyudo. Sans doute un monde serait il nécessaire pour expliquer la relation entre la technique du kyudo au dojo et l’esprit du kyudo au dojo et en dehors de celui-ci.

Ite gyosha permit au Senseï de faire le point technique sur les pratiquants présents.

Travail sur le tahai afin de familiariser les kyudojins avec tout ce qui fait la beauté et l’harmonie du groupe.
Entrée sur le shajo, déplacement en respectant la distance et la cadence, l’arrêt et le respect de honza, le déplacement sur shaï.
Le rôle d’omaé déterminant bien souvent pour obtenir une entente quasi parfaite entre les membres du shareï.
Expliquer aussi les déplacements d’uchi avec tant ou tant de personnes dans le shareï.

La mémoire doit être sollicitée. Prendre des notes c’est bien mais écrire tête baissée lorsque le Senseï explique gestes à l’appui relève du miracle pour une retranscription honnête!

Enseignement par la sensation :
Nous travaillons régulièrement la sensation mais nous n’y prêtons pas assez d’attention. Certes il y a le travail de la technique par la sensation. Exemple dans Uchiokoshi notre arc est il vertical ou penché ? La sensation de la main (yunde)  nous indique clairement  après un peu d’entraînement et de zanshin cette position.
Dans le déplacement les talons sont- ils collés au sol ?  La pointe du pied est-elle un  peu entrante afin d’avoir les pieds droits?

Vers 18h 45 nous quittons le kyudojo. Rendez vous a été pris, pour 19h 30 dans un restaurant  de la cité pour le dîner. Entre temps certains prennent possession de leur chambres d’hôtel ou sont accueillis chez l’habitant.

Dîner  très convivial qui permet d’échanger après les longs silences de la pratique et de l’enseignement.

Dimanche matin préparation de l’azuchi à six mato pour le tournoi. Le tirage au sort des places s’effectue à l’ancienne (tradition) en l’absence de moyens informatiques.

Vers 11h30 MOUCHOT Daniel (KCJ) et  Robert ROESENER se départagent pour la seconde et troisième place. C’est Daniel qui l’emporte. Résultat final :
1ère Chantal OUDART (AIRBJ),
2ème Daniel MOUCHOT (KCL)
3ème Robert ROESENER (DDB).

Nous passons à table et ne traînons pas trop car le stage doit se terminer à 16h afin de ne pas pénaliser les pratiquants venus de loin et surtout nos Senseï.

Reprise avec des explications techniques sur le rôle de yunde et de mete avec mise en œuvre à partir de Uchiokoshi jusqu’à Kaï ! Avant d’effectuer, vers  16h15, le salut de fin de stage, Erick Senseï nous demande de travailler  Yatsugaé et Yudaoshi dans nos dojos respectifs. Démontage des matériels du kyudojo par l’ensemble des pratiquants qui sans se rendre compte effectue leur samu bien dans la ligne de l’esprit du kyudo !

Jean Pierre Robert

 

 

CR Belfort groupe

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