CR – Stage AKBG SDK – 17 et 18 Janvier 2015

 

dirigé par Erick Moisy Sensei, Renshi.
• Motomeru yori, matsu ! Tenouchi

 

Articulé autour de l’expression “Motomeru yori, matsu !” et d’un travail sur Tenouchi, ce premier stage de l’année 2015 s’inscrit dans la ligne des précédents stages, à savoir un harmonieux panachage entre un thème philosophique et un thème plus technique, en apparence distincts mais en réalité, bel et bien inter-relié.

Motomeru yori, matsu ! plutôt que solliciter/demander/exiger, attendre !

A l’instar de Seisha hichu (un tir vrai touche inévitablement la cible) et de Seisha seishu (une touche correct est un tir correct), l’expression “Motomeru yori, matsu !” est en général employé en référence à la cible, dans la mesure où, dans le Kyudo, une cible atteinte est l’aboutissement d’un travail (posture, technique) correct et d’un esprit désintéressé. La pratique ne se limite pas à désirer atteindre la cible pour atteindre la cible, l’idée est surtout de travailler sur soi, avec les autres, en confiance et honnêteté, pour que celle-ci vienne à nous.

Cette approche à des implication sur notre manière de travailler: il ne s’agit pas de s’en prendre à la dynamique d’un Tachi, de remettre en question la qualité de l’enseignement ou du matériel. Dans un même ordre d’idée, qui s’imagine encore que le bonheur puisse tomber du ciel ? Sa recherche n’est-elle pas une démarche constructive, combative, nécessitant introspection et autocritique ?

Tenouchi1_light

La deuxième matière abordée dans ce stage est un travail en profondeur du Tenouchi, qui reçoit toute la puissance de l’arc en pleine extension. A partir de ce point, l’énergie accumulée par le tension de l’arc est propagée dans tout le corps.

Savant dosage entre structure de l’ossature et souplesse de la chair, le Tenouchi vise autant à offrir une “rampe de lancement” stable à la flèche, qu’à programmer une esquive de l’arc en une fraction de seconde afin de créer une fenêtre de tir susceptible de résoudre le paradoxe de l’archer au Hanare (si la flèche glissait en ligne droite sur un bord d’arc immobile, elle serait déviée hors de la cible).

S’il est clair qu’il s’agit d’un point tout à fait essentiel à la qualité d’un tir, Erick regrette toutefois que son enseignement ait parfois été quelque peu “mystifié” en occident: en respectant quelques points-clés dès le départ, il n’est pas forcément nécessaire de pratiquer durant 30 ans pour obtenir un Tenouchi correct. La démonstration en sera d’ailleurs faite par un débutant Mu Dan participant pour la première fois (et certainement pas la dernière) à un stage.

Pour faciliter la découverte et la reconnaissance de la pression correcte exercée par l’arc sur le Tsunomi, Erick Moisy Sensei nous propose une initiation au style Shamen. Car si ce style se différencie sur plusieurs caractéristiques du style que nous pratiquons (Shomen), il y a, au final, la même sensation sur le Tsunomi. La mise en place du Tenouchi se faisant sur le côté gauche du corps (Shamen no Kamae) avant l’élévation de l’arc, il est plus aisé de trouver la zone. La triangulation obtenue grâce à une juste application du Tenmonsuji et du Tsunomi garanti une stabilité sans devoir serrer l’arc.

Une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas eu droit à la présentation de séquences vidéo de Sensei Japonais illustrant les thématiques du stage: non, cette fois c’est nous qui étions filmés, ou plus précisément, nos Tenouchi, en gros plans et ralenti ! Précieuse occasion de visualiser ses erreurs et parvenir à les améliorer.

L’apprentissage du Tenouchi nous évoque avec subtilité l’expression “Motomeru yori, matsu !” abordé en introduction. Le placement se faisant de lui-même lors du passage à Daisan, cet apprentissage nous appelle en effet qu’il ne s’agit pas de vouloir faire un bon Tenouchi… Une fois de plus, on nous invite à travailler sur le lâcher prise, l’humilité et la confiance…

Taïkai

Le dimanche matin, comme de coutume lors de nos stages: tournoi ! Une occasion rêvée d’augmenter d’un cran la pratique du Motomeru yori, matsu !2_light

S’agit-il de se battre avec la cible ? de se confronter avec notre désir de la toucher à tout prix ? d’exploser les adversaires ou tout simplement de goûter une atmosphère propice à une intégration accrue des enseignements reçus ?

Chacun trouvera sa/ses réponse/s durant un très beau tournoi qui nous offrira une bonne dose de suspense: il sera nécessaire de départager les prétendants au podium en recourant à Enkin (flèche la plus proche du centre) et Izume (“mort subite”).

Une fois de plus un Pierre Guillot (KKPLO-AHK) en grande forme brûlera la politesse à Christophe Rolewski (ADB-FKT) et Erick Moisy (AKBG-SDK-FKT), avec 7 points chacun.

3_light Rendez-vous à tous le week-end du 7 et 8 mars prochain pour de nouvelles aventures !
CJ&CJ – Février 2015

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