CR – Stage et Tournoi Belfort – 9 et 10 avril 2016

Samedi 9 Avril

Un tournoi homologué était organisé par l’AIRBJ avec pour  responsable technique Erick Moisy sensei accompagné de Mireille Moisy-Legrois.

Le yawatashi a été effectué par Jacques Chaignon (ite), Chantal Oudart (dai ichi kaizoe) et Jean-Pierre Robert (dai ni kaizoe)

1er yawatachi 1

Pour le tournoi l’AIRBJ comptait la présence presque complète de ses membres. Pour nous accompagner des représentants d’AKBG, BSB, KCJ et LUC étaient également présents.

Pour beaucoup d’entre-nous les résultats à la mato n’auront pas été mirobolants! Serait-ce    par confusion, en espérant recevoir quelques bienfaits des dieux que nous aurons épargné le papier (même prononciation en japonais)?

À la fin du tournoi les résultats désignaient Erick Moisy AKBG troisième avec 4 flèches à la cible et Mireille Moisy-Legrois AKBG première ex-æquo avec Lionel Oudart AIRBJ 5 flèches ayant touchées la cible.

Une flèche aura suffi à départager les deux finalistes. Je ne saurais dire de la courtoisie ou de l’expérience ce qui aura fait pencher la victoire définitive en faveur de Mireille Moisy-Legrois. À chacun en son for intérieur de trouver ou de décider la réponse qui lui convient le mieux.

departager 2eme place

Le point relevé par Erick Moisy devant être amélioré, c’est l’organisation administrative du tournoi, problème récurrent avec un mauvais fichier, un ordinateur essoufflé au milieu du tournoi et une prise de marque avec papier et crayon pour terminer la compétition. Assurons-nous d’avoir à l’avance un fichier vierge disponible de gestion de taikai et des feuilles de marque en redondance.

Dimanche 10 Avril

Pour cette journée, en plus des pratiquants présents la veille, nous avons le plaisir de recevoir trois représentants de BUTOKUKAN et un supplémentaire de l’AIRBJ soit 18 pratiquants.

Le yawatashi de cette journée est effectué par Mireille Moisy-Legrois (ite), Claude Jauffret (dai ichi kaizoe) et Jacques Chaignon (dai ni kaizoe).

yawatachi dimanche

Erick Moisy s’appuie sur l’ensemble des deux yawatashi présentés sur ces deux jours, pour nous donner quelques points formels à corriger dans le travail des kaizoe.

Une première partie du stage sera donc consacrée à quelques corrections sur le yawatashi et le plat de résistance sera consacré à Hikiwake.

Les kaizoe ont la responsabilité de mettre en valeur le travail d’Ite, pour cela ils se doivent d’être efficaces.

Après avoir reçu les flèches de dai ni kaizoe, dai ichi kaizoe doit rapporter celles-ci rapidement à ite. Il ne faut pas marquer de pause dans l’hirakiashi qui suit la récupération des flèches, mais engager directement le déplacement vers ite. L’hirakiashi effectué derrière ite a une forme bien précise qu’Erick nous a fait pratiquer pour que nous puissions prendre conscience du travail de dai ichi kaizoe.

Quant à dai ni kaizoe, son travail le plus difficile à réaliser est sans aucun doute sonkyo. Après nous avoir décrit sonkyo, Erick nous l’a aussi fait pratiquer. Rester en suspension avec pour seul points d’appui la pointe des pieds, l’exercice est bien dans la veine générale du kyudo. Dai ni kaizoe descend du shajo avec le pied gauche, quand il revient, il déchausse en premier le pied gauche, mais monte sur le shajo avec le pied droit.

on s'applique

Hikiwake

Erick Moisy nous introduit le thème du jour par une anecdote rapporté de Beppu au Japon où en 2015, il a travaillé avec Abe Sensei (voir article Voyage Kyudo Japon 2015). Ce dernier pendant Hikiwake ne cessait d’exhorter les pratiquants à POUSSER et OUVRIR.

Avec ces deux seuls mots comme consigne il nous a envoyé faire itegyosha.

Quelques tireurs sauront appliquer les consignes les autres seront tombés dans les filets de leur inconscient qui les auront fait succomber au chant de sirène du vocable souvent employé (tirer à l’arc) qu’à partir de maintenant Erick Moisy a banni de son lexique.

Yunde (main gauche) doit se bâtir sur une structure forte qui ne doit jamais faillir, yunde se nourrit de puissance. Mete (main droite) réceptive accueille uniquement la corde dans le gant. L’ouverture de l’arc est produite par un mouvement équilibré des épaules qui entraîne les coudes.

Les forces s’équilibrent à partir du centre du pratiquant jusqu’à chaque épaule, puis se prolongent sur deux segments côté yunde mais un seul côté mete. L’avant-bras droit, main comprise, est inerte et ne subit que le phénomène de l’ouverture jusqu’au départ de la flèche.

Que de nombreuses heures de travail en perspective pour améliorer ce mouvement essentiel des hassetsu !

Ce qui facilite certainement l’apprentissage du kyudo, c’est sans aucun doute qu’il n’y a que huit étapes essentielles dans les hassetsu. Allez au travail !

Ronan TISON (AIRBJ-Belfort)

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