CR séminaire shidôsha mars 2019

Un compte-rendu de Claude Luzet sensei kyoshi rokudan

Le séminaire annuel shidôsha Ile de France de printemps à K2N complète au niveau de notre région le dispositif des deux séminaires DTN de juin (en Ardèche) et de novembre (à K2N) organisés par le CNKyudo.

Les objectifs de ces trois séminaires sont similaires et se structurent autour des sujets d’intérêts pour hauts-gradés et responsables d’enseignement, avec seulement un focus plus important sur ce qui se passe dans la région. Cette année le séminaire s’adressait à tous les franciliens détenteurs d’au moins le niveau yondan. Il était animé par Claude Luzet et Yumi Minaminaka.

Le séminaire s’est construit autour des trois sessions principales habituelles :

  1. Les tirs de cérémonie et le taihai;
  2. Pratique partagée (shahô-shagi)
  3. Le kyûdô en Ile de France (discussion)

Le séminaire c’est ouvert par une série de mochimato-sharei, où l’importance a été placée sur l’harmonie du groupe, dans l’espace (alignements, distances, occupation de la surface du dojo) et dans le temps (régularité et fluidité du rythme, simultanéité des mouvements, respiration).

La pratique partagée s’est ouverte sur le thème d’un document mis récemment à notre disposition par la commission documents pédagogiques (traduction de l’article Ensô de Iijima sensei), et s’est poursuivie par de la pratique en corrections mutuelles par groupe de 3 ou 4.

La discussion a été essentiellement un tour de table autour de statistiques récentes de présence des franciliens aux événements majeurs, soit en tant que participants, soit en tant que staff.

  • Participation à ce séminaire : 0 shôgôsha (sur les 10 – à l’exclusion des deux animateurs) ; 2 godan (soit 14% des 14 godan d’IdF) ; 8 yondan (soit 53% des 15 yondan d’IdF).
  • Participation en tant que staff : les deux dernières Coupes de France ainsi que le tournoi de sélection des équipes de France pour la Coupe EKF ont exigé des relances pour rassembler un nombre de staff à peine suffisant pour le déroulement fluide ce type d’événement, staff réparti très inégalement sur les différents clubs de la région.

On ne peut éviter de s’interroger sur une participation plus faible que ce qu’on pourrait attendre. Les explications évoquées le plus souvent dans le tour de table sont celles de l’évolution de notre société en général qui déteint sur le monde du kyûdô : renfermement sur soi et sur ses intérêts personnels, attitude de consommateur plutôt que de contribution à un collectif, etc. Mais le kyûdô ne devrait-il pas justement nous aider à ne pas nous laisser entrainer dans les dérives d’une société qui valorise en premier la consommation et de l’égoïsme ?

Le seul « remède » concret évoqué pendant la discussion a été celui d’imposer aux clubs qui envoient leurs membres à des tournois d’envoyer aussi un nombre proportionnel de staff… mais ce serait vraiment dommage – et triste – d’en arriver à une telle mesure. Nous espérons que les responsables de clubs prendront la mesure de la situation et que pour les futurs tournois ils penseront, en même temps qu’ils inscriront des compétiteurs, d’inscrire aussi sur kyudo-gestion un nombre approprié de staff.

 Claude Luzet

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